Nous revoilà dans nos murs, au bord de l’étang de Viviane ! En d’autres temps, nous aurions fait sonner de longues trompes d’or, le bon peuple aurait crié Noël, de toutes parts les ménestrels et les bardes auraient repris la route…

Allez, pas d’inquiétude, même quand on s’envole un peu, on garde en mémoire que Comper n’est pas Camelot, que la forêt cache toujours jalousement Merlin…

19 et 20 février, premiers jours des travaux. Nous avons repris le chemin, renoué comme chaque année avec cet étrange et laborieux avant-printemps où, contre le temps, nous nous efforçons de préparer pour ceux qui vont venir une lecture nouvelle, une autre vision de notre légende.

Le retour à Comper demeure poussiéreux, humide, et nous y entrons aussi maladroits et dépaysés que si nous n’y avions jamais mis les pieds. Comme chaque année, je m’étonne de notre capacité à oublier, totalement, ce que nous avons créé puis défait seulement quelques mois auparavant.

Deuxième week-end à Comper, avec Nadine et Alain, Marie-Françoise, Caecilia qui vient de se joindre à nous, et Guy qui nous revient ! On reprend le rythme. Les filles découpent du tissu, les garçons taillent du bois, et les artistes peignent avec délicatesse des dragons et des lettrines. Le travail avance bien et, allez savoir, pourquoi personne ne traîne à table !

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