Nos retours égrenés au long de la semaine n’ont pas accéléré, vous vous en doutez, la mise à jour du blog. Mais voici enfin le récit de ce voyage qui fut pour tous et en tous points… féerique.

Le départ

Tout se mérite, et la quête ne doit pas être simple. Merci à la neige de nous l’avoir rappelé puisque la fin de notre route normande vers Ouistreham fut floconneuse et patinante. Passage de nuit sans problème (pas besoin de pneus neige sur les ferries, quel avantage !), escortés par des tourbillons de flocons qui venaient se joindre à l’écume.

Le premier jour étant un voyage privé, on ne vous racontera pas tout, mais voici trois photos qui vont, je l’espère, créer une irrépressible nostalgie de ne pas avoir été là, entre neige, givre, brouillard, arbres blancs et fantômes de forêts.

We waited till everybody was back to give you some news about our really wonderful trip.

Departure

First, we had to desserve this journey, it is the law of the Quest. So we find a little hard to go to the ferrypport, in the snow. But on our first day in England, all was amazing, snow, ice, frosted forest, beautiful lights and sudden shadows… This days being our private trip, I’ll say no more, but just look at these photos (and envy us !).


[slideshow]

Installation dans le château froid

Samedi 3 décembre, mise en place de l’exposition Lanval à Exeter (Rougemont Castle). Nous y rejoignons Gentian, qui vient juste de rentrer d’Australie mais qui, auparavant, avait méticuleusement préparé l’exposition. Nous suivons ses instructions, lents et malhabiles au début (pourquoi,  à chaque installation, y a-t-il une heure où l’on patauge, comme si nous n’avions jamais fait ce genre de travail?). L’équipe anglaise, Elaine et Robert, Neil et Fergus, Tina et Richard, progresse à grand pas si bien qu’à 15 heures on peut commencer à remonter la tente de Tryamour, telle qu’elle figure dans le film Sire Lanval, et telle que l’a conçue Alan Lee avant de s’envoler vers la Nouvelle Zélande et vers Bilbo.  Fous-rires, coup de fatigue effacés à coup de thé et de café généreusement fournis par Tina et Richard, problèmes techniques résolus par Robert, Neil, Fergus ; pendant qu’Elaine, tranquillement, abat tout le boulot ingrat. Entre deux clous et vis, Hervé fait des photos, et les filles vont au ravitaillement chez Mark and Spencer (pas le pire moment de la journée).

Setting the exhibtion up in a cold castle

On Saturday morning, we join our friends at Rougemont Castle. Gentian, back from Australia two days before, has perfectly organised everything since october, and we just had to follow – however, at the beginning I must say that we were slow and clumsy. But Neil, Fergus and Rob were here, making perfectly more than their part of the share. And by 3 pm, as all the arts were beautifully hanging on the walls, it was the time to re-erect the beautiful pavilion designed by Alan and realised by Rob, Elisabeth, Gentian, Kelly and all the friends of the Chagford Filmmaking Group.


[slideshow]

L’arrivée des Français (Bretons!) et l’inauguration

Dimanche 4 au matin, lever aux petites heures pour Claudine et Elizabeth Jane qui partent à Plymouth chercher les artistes. A leur arrivée sur le port, elles trouvent le groupe pas trop mal réveillé, et Pierre Dubois valse avec Brucéro. L’air est léger, le ciel bleu, et tous partent vers la première station : Aeolian Court, près d’Exeter. Là, accueillis par Jackie et Robert Hough, nous découvrons une collection unique d’instruments de musique mécaniques et d’automates musicaux dont le plus ancien remonte à 1812. Fascinés, émus, nous passons une heure hors du temps, entre les pluies de notes de la musique des fées, les trilles des oiseaux, la voix éraillée du piano bastringue. Et surtout tous se souviendront de ce piano devant qui l’on s’obstine à chercher le pianiste, tant les sentiments qu’exprime le jeu exclut toute idée de mécanisme et nous renvoie à une sensibilité et un doigté humain.

The french artists are here and the opening

Sunday morning, two very brave ladies left Chagford by car at dawn (6h3o AM, yes !) to pick the french artists at the ferryport in Plymouth. And all the group went straight to Aeolian Court for a private visit we will have for long in our memories. An amazing collection of private collection of mechanical musical instruments, the oldest being of 1812. The collection has instruments that play on strings, pipes and reeds, programmed from cardboard books, metal discs, music rolls, pinned barrel’s, wax and brass cylinders. With the explanations and comments (and music playing) from Robert Hough, who created the collection and build the concert hall he welcomed us, we spent a moment out of the time, hardly believing in our eyes and ears. With a specially moving moment, when the piano played like a human being, with the emotions and feeling, and when we were searching in vain the musician playing it. An ultimate delight ? Anne singing, of course, with Elizabeth Jane. And, I dare say, the delicious coffees and cakes of Jackie Hough.


[slideshow]