Le camp arthurien de Pentecôte rassemblait plus de participants que jamais, avec six compagnies unies autour de la Maisnie de Kistreberh : la Chasse Artus, la Compagnie Grise, la confrérie de Coëtquen, la Maisnie de l’Arbre d’Or et, pour la première fois, nos amis de la Dragorne d’Or de Pont-Croix. Gérard Paugam, de l’association Roi Uther, nous avait prêté une imposante table ronde, l’entrée des chevaliers avait été répétée, combats et danse étaient prêts… Or, comme dans les contes de fées, au milieu des événements heureux et du grand ciel bleu qui régnait (depuis trop longtemps, se plaignait-on alors), voilà qu’entra l’invitée que nul n’attendait, la mauvaise fée, en un mot la pluie.

Qui, de fine et sporadique le matin, se transforma en une douche drue, déferlant en rafale sous un vent obstiné. Alors, vaillants comme au plus beaux temps de la Quête, chevaliers, écuyers, et même dames prirent leur courage à deux mains et se réfugièrent à la croisée des chemins. L’on vit ainsi la Table ronde portée à douze mains parcourir les allées, les trônes royaux la suivirent, et notre sénéchal Kay mit en scène, malgré les éléments, l’entrée des chevaliers à la Table Ronde. Spectacle un peu réduit, sous un grand chêne (l’esprit de Saint-Louis avait-il remplacé celui d’Arthur ?), devant un public qui, bien conscient des problèmes, pardonna avec le sourire de se voir privé des combats, rendus trop dangereux par le sol détrempé.

Les photos qui suivent sont de notre amie Patricia Thébault, dont c’était la première visite à Comper : on n’osera pas dire que c’était son baptême du feu – plutôt un ondoiement.

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