La première, retrouvée récemment, est de Pierre Péju, dans La petite fille dans la forêt des contes, un des plus beaux livres écrit sur le conte, sa poétique, sa force, son ambiguïté, un texte à lire ou à relire régulièrement : Peut-être faut-il, pour les siècles qui viennent, s’obstiner à faire des livres avec les contes, s’obstiner à écrire des contes, afin d’introduire dans le monument blanc du futur un peu de nuit des temps, un peu de temps nocturne.

Puis, comme un écho venu d’une autre galaxie, ces mots de… devinez qui ? : Les Français, où qu’ils le cherchent, ont besoin de merveilleux.

Enfin, Michel Déon (Cavalier, passe ton chemin!), évoquant le Benbulben, montagne sacrée du comté de Sligo, en Irlande : Depuis la nuit des temps, les mythes répondent plus clairement aux interrogations existentielles que les invraisemblances de la raison. Les hommes n’ont pas besoin de raison mais de surnaturel.