Ce blog devient tristement funéraire… Après la nouvelle du décès de Christian Guyonvarc’h (j’y reviendrai), voici que ce matin, c’est celle du départ de Nicol Williamson qui nous touche.

Nicol Williamson, c’est bien sûr le Merlin d’Excalibur, et je serais tentée de dire “le” Merlin tout court, tant il a marqué le rôle et la représentation de Merlin, réduisant à peu de chose ceux qui lui ont succédé. La vision du personnage, développée avec John Boorman, son allure, son jeu rompaient enfin avec le vieillard barbu sous les traits duquel le représentent, trop souvent, ceux qui sans doute n’ont pas pris le temps de se pencher sur le personnage de l’Enchanteur.

Merlin sous les traits de Nicol Williamson : "Souvenez-vous de lui avec grande allégresse…"

Je me rappelle John Boorman évoquant le casting d’Excalibur, et les hésitations qu’il pouvait avoir eu à distribuer l’un ou l’autre des rôles ; mais pour Merlin, aimait-il à dire, le choix s’était imposé dès l’entrée de Williamson, et Boorman reconnaissait avoir été impressionné par le comédien, au premier regard. Un choix qu’il n’avait pas regretté une seconde (et ses spectateurs non plus). Nicol Williamson avait aussi interprété Petit Jean dans l’un des plus beaux films que je connaisse, La Rose et la Flèche (aux côtés de Sean Connery et d’Audrey Hepburn). Avec Williamson et Sean Connery en Robin, l’Écosse était fièrement représentée.

Le meilleur hommage, pour moi, ce sera de revoir le film aujourd’hui en guettant la très belle entrée du comédien, au milieu de la bataille des guerriers de l’âge sombre, Uther, Gorlois et leurs troupes…

Signé Claudine Glot